Quelles obligations de reporting réglementaires pour les services des eaux ? Quelle utilité pour les exploitants ?

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Quelles obligations de reporting réglementaires pour les services des eaux ? Quelle utilité pour les exploitants ?

Posté le 18 janvier 2017 par FluksAqua
Posté dans Cas pratiques, Questions d'exploitation, Taggé autosurveillance, gestion de l'eau, qualité de l'eau, réglementation, reporting,

De la loi Barnier à la loi Lemaire, de la directive européenne de 1998 sur la qualité de l’eau potable à l’arrêté de  2015 sur l’autosurveillance, la masse des contrôles réglementaires  et des rapports à produire croît depuis 20 ans de manière vertigineuse.

Désormais, chaque année, au moins 140 millions de données et 3 millions de pages de reporting sont produites dans le cadre du suivi réglementaire de l’eau potable et de l’assainissement. Produire, valider, et prendre connaissance de cette masse énorme de contenus représente des millions d’heures de travail les professionnels de l’eau, auquel s’ajoute le temps passé par les administrations et organismes publics en charge du contrôle.

reporting

Une telle bureaucratie est-elle nécessaire pour assurer un fonctionnement efficient des services d’eau potable et d’assainissement ?

Les objectifs de l’autorité réglementaire sont bien sûr d’assurer la qualité globale du service :

  • assurer l’information du public, avec les lois Barnier, Mazeau et Lemaire
  • protéger les ressources en eau avec l’arrêté du 11 septembre 2003
  • garantir la qualité de l’eau distribué avec la directive européenne de 1998
  • réduire les gaspillages d’eau potable avec le décret n°2012-97 du 29 janvier 2012
  • contrôler les déversements dans le milieu naturel avec l’Arrêté du 21 juillet 2015 sur l’autosurveillance

Mais dans quelle mesure ces objectifs sont-ils vraiment atteints ? Accroître les effectifs dédiés à des tâches bureaucratiques est-il la meilleure façon d’assurer la qualité du service, alors même que le nombre global d’exploitants régresse depuis 2007 en moyenne de près de 1% par an *?

Nous vivons de ce point de vue une époque paradoxale. Jamais les technologies de l’information n’ont été aussi efficaces, avec le “big data”, pour gérer des masses énormes d’information. Et pourtant, jamais les exploitants n’ont été autant asservis à leurs écrans, contraints de renseigner formulaires et rapports. Jamais leur responsabilité n’a autant été susceptible d’être mise en cause, parce que “l’information est là” mais “qu’elle n’a pas été exploitée de manière appropriée”.

Comment réduire les coûts de production de cet masse énorme de contenu? Comment en tirer le meilleur parti pour améliorer la qualité du service, tout en permettant aux exploitants de se recentrer sur leur coeur de métier ? Telles sont les questions qui seront soulevées et discutées au cours de l’atelier FluksAqua**.

FluksAqua est une plateforme dédiée aux exploitants de l’eau et de l’assainissement créée en 2015 pour simplifier le quotidien des professionnels grâce au partage en ligne. La start-up, qui propose un forum d’entraide technique et un comparateur de données publiques sur l’eau, a en outre co-développé avec la communauté des exploitants des outils  “big datas” pour traiter les masses d’information collectées sur les réseaux et améliorer l’efficacité opérationnelle des services

*Rapport BIPE-FP2E sur les services publics d’eau et d’assainissement en France, octobre 2015

** FluksAqua interviendrale 26 janvier à 12h30 Rennes sur le sujet  lors du Carrefour des gestions locales de l’eau

 

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