Performance des réseaux d’eau potable en Normandie

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Performance des réseaux d’eau potable en Normandie

Posté le 3 mars 2016 par FluksAqua
Posté dans infographie, Taggé communautés de communes, eau, eau potable, gestion de l'eau, réseaux,

L’eau n’est certes pas la ressource la plus rare en Normandie ! Cela dit, l’économiser permettrait d’alléger certaines factures ; L’infographie FluksAqua sur les pertes en eau potable dans les réseaux normands dresse un état des lieux de la situation.

« Ce que révèle l’infographie, c’est une grande inégalité de performance entre les services et selon les territoires » résume Olivier Le Marois, fondateur de la start-up FluksAqua. Ici regroupés selon les propositions faites par les préfets dans le cadre de la loi NOTRe, les services affichent en effet des marges de progression très hétérogènes. Des « meilleurs élèves » comme la communauté Cœur Côte fleurie, à ceux qui ont encore du chemin à faire pour être en règle  Grenelle II, les collectivités normandes ne sont pas à égalité lorsqu’il s’agit de pertes en eau.

fuite sur le reseau

Longueur des canalisations, relief, âge des infrastructures … autant de facteurs qui peuvent expliquer  ces différences de résultats.

L’étude prend bien en compte la première source objective d’inégalités faces aux pertes en eau: l’indice linéaire de consommation (ILC), c’est-à-dire le nombre de m3 consommé par linéaire de réseau. L’ILC permet de différencier les services ruraux, semi-urbains, urbains. Ainsi, le seuil de rendement fixé par Grenelle 2 est modulé selon le niveau de l’ILC: il est plus élevé pour un service urbain que pour un service rural. De même, le critère de l’excellence, qui mesure les économies réalisables en se mettant au niveau de 5% meilleurs de sa catégorie, la catégorie étant les 100 services les plus proches en terme d’ILC..

La réduction des pertes en eau est d’abord un enjeu économique: en Normandie, la production de l’eau a un coût non négligeable: il faut la pomper pour la porter dans les réservoirs (coût en énergie) et la traiter (coûts en réactif). En outre, ceux qui ne respectent pas le seuil fixé par le Grenelle 2 s’expose à une surtaxe.

 

La question des pertes en eau dans les réseaux est aussi une vraie préoccupation environnementale. L’Agence de l’eau Seine-Normandie a d’ailleurs lancé un appel à projets dans le cadre du Plan National d’Action sur les réseaux d’eau potable. L’objectif : Lutter contre les fuites dans les zones où des stratégies d’économie d’eau sont nécessaires (zones de répartition des eaux et zones de tension quantitatives) et gagner en efficacité sur les réseaux.

Au premier plan dans cette chasse à la fuite : les exploitants. En témoignent les différentes questions sur la localisation des fuites dans les réseaux sur notre forum d’entraide consacré à la communauté des exploitants.

Au global, Les communautés de communes normandes se hissent au niveau des moyennes nationales. Certaines communautés de communes jouissent de réseaux particulièrement performant, comme de Grandville Terre et Mer, dont l’une des communes, Bréhal, affichait son rendement de 95% et les clés de cette réussite dans Ouest France le mois dernier.

Voici les futures communautés de communes dont les réseaux sont les plus performants :

1/ CC Cœur Côte fleurie : la meilleure de sa catégorie

2/ CC du Val d’Orne 3/ Les CC du Val d’Orne, de Domfrontais Tinchebray et du pays de Flers, Briouze, Athis de l’Orne avec 1% d’économies réalisables par rapport aux meilleurs de leurs catégories

3/ la CC Vallée de la Seulles avec 3% d’économies réalisables.

 

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